Mardi 15 mai 2007 2 15 /05 /Mai /2007 05:17

4ème jour : Vendredi 11 mai

 

 

Bon si je peux écrire dans ce blog, c’est que je n’ai pas fini sous les roues d’une voiture ! Mais bon admettons la véritié : j’étais vraiment pas plus rassuré que ça. Je comprens que les indiens soient très religieux : il doit y avoir une force qui les protège lorsqu’ils sont sur la route. D’ailleurs une petite vidéo de la ciruclation en Inde :

 

 

            En fait, je me suis juste perdu et comme y’avait pas beaucoup d’essence dans le scoot, je me suis retrouvé au milieu de la route en panne d’essence. Le bon plan somme toute : je suis à la bourre pour embaucher, je me retrouve perdu dans une ville où je ne repère absolument rien, mon scooter est en panne d’essence et jene sais pas où se trouve la prochaine station. Et ben là ça ne me semblait inutile de me prendre la tête : j’ai pris un taxi pour aller au boulot, puis quelques heures après on m’a emmené chercher le scooter avec un peu d’essence. Je ne sais pas si l’Inde rend moins anxieux ou plus zen, mais s’il a bien quemque chose que j’ai compris en arrivant ici : rien que n’est aussi grave qu’il n’y parait. C’est un peu comme dans la vie d’ailleurs mais ici c’est particulièrement vrai. J’ai pu aussi constater que l’rgent était un fort facteur de stress. Dès que vous en avez suffisamment, ça vous ôte un sacré de pensées négatives : là par exemple, je suis perdu en scooter, qu’est-ce qui pouvait m’arriver de pire ? Que je parte au taff et qu’on me vole mon scooter. Un scooter à l’achat ici c’est 4000 roupies soit à peu près 95€. Somme assez conséquente aussi, mais pour un occidental, et pas pour moi. E là tout de suite, la vie paraît plus simple. Une de nos peurs fondamentales est de se retrouver démuni et vulnérable : se retrouver perdu sans argent, donc sans pouvoir. L’argent est une forme de pouvoir et je peux m’en apercevoir à mon petit niveau. Après une fois encore, c’est une question de juste équilibre : trop de fric et on ne l’apprécie plus assez, pas assez et ça devient une obsession. En tout cas, c’est le sentiment que j’ai en étant ici : une certaine sécurité et l’optimisme que les choses s’arrangeront quoiqu’il puisse se passer.

 

            Après cet interlude passionnant sur la valeur de l’argent, la récupération de mon scoot et une nouvelle panne d’essence (les indiens mettent juste un litre d’essence pour se déplacer et même en Inde, l’essence est pas bon marché !! A peu près 1 le litre), une toursista destinée à achever mon cadeau de bienvenue, le doux et chaleureux premier we arrive à grand pas.

 

 

Par Lulu
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Samedi 12 mai 2007 6 12 /05 /Mai /2007 08:43

3ème jour : jeudi 10 mai 2007

 

 

    Première vraie journée de boulot. Il faut dire ce qui est : l'institut français de Pondicherry, c'est plutot accueillant :

  entr--e-Insitut.jpg

 

Bel intérieur, bureaux climatisés, jardin avec bassin... J'aurais pu tomber sur pire niveau décor !!

 

  Insititut-jardin-2.jpg

 

           

    Mon maitre de stage m'explique brièvement les grandes lignes de mon projet : ça ne m'a pas l'air compliqué et je doute que ça me tienne bien 4 mois mais carpe diem, ce qui doit arriver, arrive. La climatisation ne fonctionnant pas, on m’autorise à aller bosser à la guest house. Je n'ai pas voulu trop abuser et j'ai préféré revenir aussi en fin d'après midi. Direct avec le taff, un indien de l'institut me propose de faire un tennis de table avec lui !  Pour bon nombre de lecteurs qui l'ignoraient, le tennis de table est un sport que j'affectionne particulièrement. De retour à la guest-house, je fais aussi une partie d'échecs avec le proprio. Le soir, un stagiaire français m'annonce qu'il y a une petite fête pour le départ d'une française de l'institut et me propose d'y aller. Arrivé au bar, une nuée de blancs, une partie de la communauté française de Pondicherry. Certains d'entre d'eux sont là depuis une dizaine d'années, d'autres y restent pour 6 mois, d'autres arrivent, d'autres partent. ça fait vraiment ambiance auberge espagnole pour ceux qui ont vu le film. De l'avis même de tous les français expatriés, il y a 2 modes de  vie à Pondicherry : soit reste entre blancs, on choisit de faire la fête pour les soirs, on rend le voyage inoubliable, mais finalement on ne connait pas vraiment l'Inde ; soit on essaye de ne pas céder à la facilité, et on choisit d'aller s'intégrer avec les indiens. Il est vrai que la facilité est là : pour ceux qui ont déjà voyagé plusieurs mois dans un pays, imaginez que vous trouviez un endroit où il y a toute une communauté qui parle votre langue, et qui a votre culture. Un endroit où vous etes riche par rapport à 70% de la population. Par exemple un appartement de 80 m² à Pondicherry coute 3000 roupies par mois, à peu près 52€. Il n'y a pas beaucoup en France des logements de 80m² à 52€...

 

            Je fais quelque prières le soir, car demain sera mon premier jour de conduite à Pondicherry. Un scooter n’attend plus que moi. J’appréhende un peu mais c’est surtout de pouvoir conduire une moto qui me botte : pas besoin de permis, bonnes sensations… Bref j’espère que je ne finirais pas coincé sous les roues d’une voiture…           

Par Lulu
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Jeudi 10 mai 2007 4 10 /05 /Mai /2007 14:03

2ème jour :  Mercredi 9 mai 2007, 1h25

 

    Sur la terrasse de la guet-house, torse nu et en caleçon, la chaleur m'étouffe encore. Tout est calme, la ville semble dormir après des journées bien agitées. Seul le bruit des grillons et de mon ventilateur vient perturber ma quiétude.

 

    Levé à 11h, je profite de la présence d'une des locataires de la guest-house. Elle est frnaçaise, et m'emmène faire un tour dans la ville histoire que je puisse au moins me vêtir et faire un minimum de toilettes. En plein soleil, habillé d'un jean et de mes bonnes vieilles et grosses doc martens, Pondicherry m'a souhaité le bonjour par une chaleur de 36° à l'ombre. Encore une chance que ma guide connaissait bien la ville car j'étais en train de me déshydrater sur place. Je rachète quelques vêtements et je suis avidement les conseils qui m’enjoignent de toujours  négocier les prix. Peut-être est-ce un vieux relent de culpabilité mais j'avoue avoir du mal à négocier tous les prix divisés par 2. A midi les proprios de la guest-house m'emmène dans un des restos chics de la ville : on nous apporte un grandplateau avec du riz entouré de différentes sauces. ça se mange avec les mains et j'apprends une des coutumes de l'Inde : on ne mange pas avec la main gauche. Je laisse aux curieux le loisir de deviner pourquoi.

 

    Une partie de l'après midi passé à essayer de récupérer mes bagages jusqu'à ce que je m'aperçoive qu'en France, le 8 mai c'est férié. ça fait uniquement 2 jours que je suis arrivé et je commence déjà à oublier la france. Le reste de l'après midi à vister la ville en pouch-pouch :

 

    ça va pas vite et c'est vraiment agréable malgré la canicule (38°). Je visite l'ashram de la mère, une des créatrices d'Auroville. Je vais d'ailleurs bientot me prévoir une excursion là-bas même si l'utopie a perdue de son charme initial...

 

    Retour à la guest, diner au restau où je sens que mon estomac va mettre du temps à me pardonner la nourriture épicée... Les épices sont partout : gateau, poulet, sauce, riz... Les indiens doivent avoir un rock à la place de l'estomac. Peut-être que c'est juste une habitude à prendre. Pour le dessert, une bonne surprise m'attendait : mes valises me sont apportées par couriser... sans numéro d'identification ni rien, ils ont mis une journée à la retrouver. Moi qui avait déjà fait le deuil de mon sac, me revoilà lié avec lui. Son retour n'en est que plus agréable. Je prends ce retour comme une coincidence bienheureuse : il y avait déjà plus de 2 ans que je voulais partir en Inde, l'année dernière je n'ai pas pu par manque de budget. Ce après quoi j'ai repris mes études en me disant que c'est un rêve que je ne pourrais réaliser. a peine arriver en licence, je découvre que je dois faire un stage de fin d'année de 4 mois. Et qui plus est, je vois les mots : "stage étranger Inde"  dans la même phrase. J'ai eu beaucoup de mal à y croire mais ça y est, je suis bel et bien en Inde. C'était le premier signe. 2ème signe, après ce retour de valise inattendu et inespéré. Welcome to India.

Par Lulu
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Jeudi 10 mai 2007 4 10 /05 /Mai /2007 13:27


Mardi 8 mai 2007 : 1er jour

 

    Il est 4h du matin. je viens d'écraser un moustique sur le mur de ma chambre, il était rempli de sang, je n'ai pas pris de traitement anti-paludisme et je n'ai aucun médicament. Je suis en sueur, mes bagages ont été égarées à l'aéroport, plus de fringues et plus de lecture. Welcome to India !!

 

    Pourtant tout avait commencé comme dans un rêve : une semaine avant de partir, soirée avec ma copine, soirée avec les potes, des bonnes notes; beaucoup de gens qui ont pensé à moi et m'ont souhaité bon voyage. La veille de mon départ, fête avec quelques uns de mes amis, certains que j'ai pas vu depuis longtemps me disent que j'ai beaucoup changé en mieux, ça fait plaisir. Je me dis que c'était pas inutile tout ce que j'ai fait (même si dans tous les cas c'est jamais inutile). Le lendemain je fais mes au revoir à ma famille (j'ai pu voir mon frère et mes petits neveux, ça devait être un cadeau supplémentaire). Bref le dimanche arrive et avec lui le grand jour tant attendu depuis des mois : le départ. Avant de prendre le train pour Paris, je m'installe dans les parcs de la Rochelle, je m'allonge dans l'herbe : j'ai le soleil et le ciel bleu qui sont au-dessus de ma tête et qui semblent me faire un petit clin d'oeil. Je prends mon train, les 4h qui me séparent de Paris passe aussi vite que le TGV. J'arrive à Paris, j'accède facilement à l'aéroport. Je fais enregistrer mes bagages, l'hotesse me demande si je préfère qu'elles arrivent à Mumbaï ou à Chennaï. Je décide Chennaï vu que c'est ma destination finale, elle me dit que j'aurais pas à me faire de soucis au moins. Elles oublient de coller un papier identificateur sur les bagages, je suis pas censé avoir de problèmes.

 

    Décollage de Paris à destination de Londres. J'ai 40 minutes pour prendre ma correspondance suivante vers Mumbaï. Il y a une queue de folie se faire contrôler à la sécurité. Les 40 minutes me semblent juste, néanmoins j'arrive à prendre ma correspondance in extremis, à 2 minutes près, je passais la nuit en Angleterre. Je me rappelais pas que j'avais pris la classe luxe mais l'avion est vraiment bien équipé : de charmantes hotesses, des lecteurs DVD individuels... C'est juste dommage qu'on reste 1h sur place pour cause de soucis techniques mais bon je suis bien, j'ai juste à me reposer et à attendre... Ah j'apprends qu'on est reparti pour 5ans de droite...

 

Arrivée à Mumbaï en début d'après midi. Je sens bien que je suis arrivé en Inde, le thermomètre vient de prendre facile 10° depuis l'Angleterre... Enfin pas le temps de plus apprécier les paysages, je dois voler prendre ma prochaine correspondance. Pas de soucis à me faire pour mes bagages, ils sont censés me retoruver à Chennaï. Mais bizarrement quand je veux faire enregistrer mon billet, l'hotesse me dit que la transition des bagages entre Mumbaï et Chennaï ne se fait pas et que j'aurais du récupérer mes bagages. Grosse crise de panique. je retourne où ls bagages étaient censés arrivés : rien. Youpi j'ai plus qu'à aller signaler que mes bagages ne sont pas arrivés. Après 10 mionutes de tournage en rond, on m'indique où je dois me présenter. Mon dieu qu'ils parlent ite l'anglais et mon Dieu que je comprends rien à ce qu'ils disent... Le gentil mossieur voyant que je suis pas très doué en anglais me fait passer après tout le monde : il est 13h30, mon prochain avion part dans 1h30 et je ne sais pas où je suis censé aller, j'ai perdu mes bagages avec mes médicaments, mes fringues, mes bouquins et mon appareil photo, il y a 15h que je n'ai pas pu fumer de cigarettes, j'ai soif mais je peux pas boire (c'est pas très indiqué de boire du robinet de l'eau pour les touristes), je comprends rien à ce que les gens me disent et pour couronner le tout j'ai 5h de décalage horaire dans les pattes. Et pour couronner le tout, je n'ai pas de n° d'identification sur mes bagages, je suis obligé de les décrire vulgairement. L'hotesse va chercher mais ne trouve rien... Je suis au bord de la crise de la nerf, j'ai les larmes qui montent... Mais bon, je me dis que peut-être que mes bagages m'attendent à Chennaï comme c'était prévu et après avoir rempli mon formulaire de perte de bagages, la prochaine étape est de prendre ma prochaine correspondance...

 

    Après une clope, j'essaye de me débrouiller avec mon anglais et ma compréhension approximative (erf j'aurais être plus attentif en cours moi !!), mais finalement j'arrive à me faire enregistrer et je n'ai plus qu'à attendre mon prochain vol. Avec un peu de retard, je pars enfin pour ma destination finale (en tout cas sur mon billet d'avion !!). Une fois à Chennaï, j'attends tout plein d'espoir de récupérer ma valise et ben non elle n’est pas là non plus... Oh là ça devient vraiment préoccupant là !! Bon je n'ai plus qu'à redéposer une demande mais sans n° d'identification, je ne me fais pas trop d'illusions... Enfin je sors enfin de l'aéroport et cool mon taxi m'attend. Il fait une chaleur étouffante et y'a une de ces foules... J'en ai pour 2h de route avant d'arriver à Pondicherry... Je comprends mieux ce que disait Pascal sur les taxis en Inde : j'ai cru que j'allais mourir une bonne dizaine de fois. C'est dur à comprendre pour un français le code de la route en Inde pour la simple raison qu'il n'y en a pas : quasiment pas de feux et de passages piétons, pas de panneaux, les gens à 3 sur des motos et pas de casque, on peut doubler par la gauche ou par la droite, des vaches qui se balladent au milieu de la route, pas de ceintures de sécurité, ça part dans tous les sens et y'en a partout... Pour un français habitué à des règles bien établies sur la route, ça fait très bizarre. Il faudrait que je consulte le nombre de morts qu'ils ont sur la route mais le pire c'est que ça a l'air de bien fonctionner. Je peux découvrir le paysage : des bidons-villes sur plusieurs kilomètres, une odeur qui prend rapidement aux narines et de la saleté. Mais le plus étrange, c'est que je me sentais plutot bien Le fait que justement y'a une aussi grande foule, ça donne le sentiment d'amorcer un nouveau départ : personne ne nous connait, plus de honte à avoir pour le passé, on a juste à se concentrer sur le présent. Dans ces moments là, c'est comme si plus rien n'existait.  Je ne suis là que pour moi.

 

    Enfin après 2h de route, j'arrive à mon hôtel. C'est une guest-house tenu par un français. Y'a un accès Internet gratuit, on a accès à des massages, la chambre est sympa même s'il fait une chaleur à crever et que y'a pleins de moustiques... Welcome to India.


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Par Lulu
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